first_imgLoppsi 2 : 1.000 sites pédo-pornographiques bloqués en janvier ?Le gouvernement serait sur le point de publier le décret d’application de l’article 4 de la loi Loppsi 2. Un texte qui autorisera le blocage de sites Internet par une simple décision administrative, sans avoir à passer par un juge. Une liste de 1000 sites hébergeant des images à caractère pédophile aurait d’ores et déjà été dressée.Dès le début de l’année 2012, quelque 1.000 sites Internet contenant des images pédo-pornographiques pourraient être bloqués en vertu du décret d’application de l’article 4 de la seconde version de la loi d’Orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2). Un texte qui d’après le Figaro, sera publié au Journal officiel d’ici à la fin de l’année. Le journal affirme que le gouvernement a déjà en sa possession une liste de 1.000 sites pédophiles, pour la plupart hébergés aux États-Unis, qui pourront être bloqués selon une simple décision administrative.À lire aussiLe World Wide Web a 30 ans : devons-nous nous inquiéter de son évolution ?L’intervention d’un juge ne sera en effet plus nécessaire suite à la publication de ce décret, et les fournisseurs d’accès Internet (FAI) seront contraints de bloquer les sites concernés. Quant aux internautes qui tenteront d’accéder à ces pages, ils se verront redirigés vers un message d’avertissement émanant du ministère de l’Intérieur, qui leur rappellera le contenu de l’article 227.23 du code pénal concernant la diffusion et la consultation d’images à caractère pédo-pornographique. “Le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation par quelque moyen que ce soit est puni de deux ans d’emprisonnement et 30000 euros d’amende” indique notamment ce texte.La liste noire des sites bloqués par décision administrative ne sera pas rendue public. Seuls le ministère de l’intérieur et les FAI y auront accès. Mais certains doutent qu’elle puisse rester secrète. “Les autorités sont persuadées que la liste des 1000 sites restera secrète. Sauf que des outils du monitoring comme Herdict.org, sorte de Grenouille.com des réseaux, permet déjà de monitorer ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas. Autre détail, on ne sait pas faire du sur mesure. Si on bloque, cela sera bloqué pour tout le monde, même pour les OPJ (officiers de police judiciaire) qui voudront faire une enquête en ce secteur, sauf s’ils veulent passer via une liaison satellitaire et un FAI américain…” souligne un expert cité par PCInpact.Le 3 novembre 2011 à 16:23 • Maxime Lambertlast_img read more